{"id":107,"date":"2023-12-06T13:21:59","date_gmt":"2023-12-06T12:21:59","guid":{"rendered":"https:\/\/epmc2.fr\/?page_id=107"},"modified":"2023-12-09T17:18:30","modified_gmt":"2023-12-09T16:18:30","slug":"les-principes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/epmc2.fr\/index.php\/les-principes\/","title":{"rendered":"Les Principes"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les Principes<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"425\" src=\"https:\/\/epmc2.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Principes.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-108\" srcset=\"https:\/\/epmc2.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Principes.jpg 480w, https:\/\/epmc2.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Principes-300x266.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/cdn.simplesite.com\/i\/c0\/97\/283445309212039104\/i283445314493185946._szw1280h1280_.jpg\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>(Extrait de l\u2019article IT-expert n\u00b085 &#8211; mai\/juin 2010)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les points de fonction sont un standard depuis la fin des ann\u00e9es 70. Au milieu des ann\u00e9es 90, une normalisation exp\u00e9rimentale est entreprise par l\u2019AFNOR. En 2003, l\u2019ISO normalise la partie mesure du standard de l\u2019IFPUG (International Function Points User Group). Les points de fonction ont pour objectif de mesurer la \u00ab valeur fonctionnelle \u00bb d\u2019une application ou d\u2019un projet. La mesure fonctionnelle est repr\u00e9sentative de l\u2019importance des services d\u2019une application existante, des besoins des utilisateurs ou de l\u2019ampleur des d\u00e9veloppements \u00e0 r\u00e9aliser. Et cette mesure est r\u00e9alis\u00e9e selon le point de vue fonctionnel des utilisateurs. Elle s\u2019effectue en mesurant les donn\u00e9es et les fonctions selon plusieurs cat\u00e9gories (2 pour les donn\u00e9es et 3 pour les fonctions) et suivant 3 niveaux de complexit\u00e9 (faible, moyen et \u00e9lev\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les cat\u00e9gories des donn\u00e9es :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les donn\u00e9es internes appel\u00e9es GDI en fran\u00e7ais et identifi\u00e9es sous le terme ILF (Internal Logical Files) dans le standard IFPUG et la norme ISO.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les donn\u00e9es externes appel\u00e9es GDE en fran\u00e7ais et identifi\u00e9es sous le terme EIF (External Logical Files) dans le standard IFPUG et la norme ISO.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les cat\u00e9gories des fonctions :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les Entr\u00e9es appel\u00e9es ENT en fran\u00e7ais et identifi\u00e9es sous le terme EI (Externals Inputs) dans le standard et la norme.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les Sorties appel\u00e9es SOR en fran\u00e7ais et identifi\u00e9es sous le terme EO (Externals Outputs) dans le standard et la norme.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les interrogations appel\u00e9es INT et identifi\u00e9es sous le terme EQ (External Inquiry) dans le standard et la norme.<\/p>\n\n\n\n<p>Le principe de la m\u00e9thode consiste \u00e0 compter l\u2019ensemble des composants per\u00e7us par les diff\u00e9rents utilisateurs d\u2019une solution. La fa\u00e7on dont sont mis en \u0153uvre les composants (donn\u00e9es ou fonctions) n\u2019est pas prise en compte. Les aspects d\u2019impl\u00e9mentation ou de r\u00e9alisation technique ne sont pas \u00e9tudi\u00e9s dans la partie normalis\u00e9e de la m\u00e9thode, car cette derni\u00e8re se focalise uniquement sur les aspects fonctionnels.<\/p>\n\n\n\n<p>Par utilisateur, on d\u00e9signe les utilisateurs finaux, les administrateurs fonctionnels, la MOA, mais aussi les applications tierces qui \u00e9changent des r\u00e9sultats. Les donn\u00e9es r\u00e9f\u00e9renc\u00e9es et qui sont modifi\u00e9es par une application tierce doivent \u00eatre comptabilis\u00e9es car elles correspondent \u00e0 des donn\u00e9es externes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les services offerts aux applications tierces sont compt\u00e9s de la m\u00eame fa\u00e7on que les fonctions offertes aux utilisateurs humains sous la forme d\u2019Entr\u00e9es, de Sorties ou d\u2019Interrogations. Le terme \u00ab Nomenclature fonctionnelle \u00bb d\u00e9signe l\u2019arborescence des fonctionnalit\u00e9s qui identifie pr\u00e9cis\u00e9ment le contenu m\u00e9tier du syst\u00e8me mesur\u00e9. Seuls les composants visibles depuis l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019application sont compt\u00e9s. Les autres composants sont ignor\u00e9s, car d\u00e9pendant des choix d\u2019impl\u00e9mentation ou li\u00e9s aux solutions technologiques mises en \u0153uvre. A partir de cette liste, pour chaque composant, \u00e0 partir de l\u2019association entre leur cat\u00e9gorie et leur complexit\u00e9, les r\u00e8gles de la norme IFPUG fournissent un poids fonctionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>La valeur fonctionnelle de la solution est obtenue par l\u2019addition du poids fonctionnel de tous les composants. Il s\u2019agit donc d\u2019une approche additive. La valeur fonctionnelle, en points de fonction, s\u2019\u00e9tablit selon trois principales fa\u00e7ons de compter :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La mesure d\u00e9taill\u00e9e (detailled) d\u00e9taille l\u2019ensemble des composants et leurs caract\u00e9ristiques (cat\u00e9gorie et complexit\u00e9) de chaque composant. Cette mesure est tr\u00e8s pr\u00e9cise, mais tr\u00e8s chronophage.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La mesure moyenne (light) obtient une bonne pr\u00e9cision sans \u00eatre excessivement chronophage. Pour un grand nombre de composant, cette mesure pr\u00e9suppose de la convergence des complexit\u00e9s vers une valeur moyenne. Elle d\u00e9taille l\u2019ensemble des composants et leur cat\u00e9gorie. La complexit\u00e9 n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9e, tous les composants sont compt\u00e9s avec une complexit\u00e9 moyenne. Cette mesure est nettement plus rapide que la mesure d\u00e9taill\u00e9e pour une faible diminution de la pr\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>La mesure rapide (fast) estime rapidement l\u2019ordre de grandeur du nombre de points de fonction. Elle ne d\u00e9taille pas l\u2019ensemble des composants de la nomenclature fonctionnelle. Diverses techniques permettent aux experts d\u2019approcher le nombre de points de fonction. La plus connue consiste \u00e0 \u00e9tablir un ratio repr\u00e9sentatif entre poids des donn\u00e9es et poids des traitements et \u00e0 ne compter que les donn\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Points de Fonction pourquoi faire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme nous le verrons le Point de Fonction en tant que m\u00e9trique de la pes\u00e9e fonctionnelle des applications informatiques est \u00e0 rapprocher pour bien \u00eatre compris au m\u00e8tre carr\u00e9 m\u00e9trique universel retenu pour la mesure des surfaces. Le Point de Fonction tout comme le m\u00e8tre carr\u00e9 est ind\u00e9pendant du contexte de mesure et de la valorisation de cette mesure. Ind\u00e9pendant de la mesure puisque l\u2019on s\u2019attache \u00e0 quantifier une surface que ce soit pour une prairie, une pi\u00e8ce d\u2019habitation en ville, ces mesures seront ind\u00e9pendantes de la valeur unitaire immobili\u00e8re, qui peu varier de fa\u00e7on consid\u00e9rable en fonction de l\u2019usage et de la situation g\u00e9ographique du bien \u00e0 valoriser. Il en est de m\u00eame pour les Points de Fonction dont la variance du ratio de productivit\u00e9 comme nous l\u2019\u00e9tudierons sera d\u00e9pendant de la taille, de la technologie employ\u00e9e, ou encore de la typologie de l\u2019application \u00e0 d\u00e9velopper ou \u00e0 mettre en \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019utilisation des points de fonction est multiple. L\u2019IFPUG propose trois principales utilisations :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1. La valorisation fonctionnelle des applications<\/strong>. Compte la valeur du parc applicatif et compare la valeur fonctionnelle de diverses applications. Ce type de comptage offre \u00e9galement un moyen de comparaison entre les fonctions utilis\u00e9es et celles qui sont offertes par une application. Elle met en regard les fonctions livr\u00e9es et les fonctions command\u00e9es \u00e0 un prestataire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. La valorisation projet&nbsp;<\/strong>mesure l\u2019ensemble des composants fonctionnels \u00e0 r\u00e9aliser dans le cadre d\u2019un nouveau projet. Cette valorisation est un point essentiel d\u2019entr\u00e9e pour l\u2019estimation de charges, car le facteur le plus influent de l\u2019effort est la taille du d\u00e9veloppement demand\u00e9. Cette estimation de charges peut se faire selon le standard IFPUG (non normalis\u00e9 ISO) ou via d\u2019autres m\u00e9thodes d\u2019estimation de charges qui acceptent les points de fonction en entr\u00e9e comme COCOMO II.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. La valorisation d\u2019\u00e9volution<\/strong>. Cette derni\u00e8re part d\u2019une nomenclature fonctionnelle o\u00f9 la nature de l\u2019\u00e9volution de chaque composant est marqu\u00e9e (Modification, Suppression, Cr\u00e9ation). Comme pour la valorisation d\u2019un projet, celle de l\u2019\u00e9volution est un point d\u2019entr\u00e9e pour l\u2019estimation de charges.<\/p>\n\n\n\n<p>Les points de fonction s\u2019utilisent au-del\u00e0 de ce que propose l\u2019IFPUG. Dans de nombreux cas, les points de fonction apportent un moyen de mesure riche et fiable.<\/p>\n\n\n\n<p>Les points de fonction sont utilisables dans le cadre de la gouvernance SI. Pratiquement, la premi\u00e8re utilisation des points de fonction concerne la valorisation fonctionnelle du parc d\u2019application d\u2019une organisation.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Les points de fonction (PF) permettent de mesurer la maturit\u00e9 des processus DSI en fournissant des indicateurs incorpor\u00e9s dans des tableaux de bord. Les PF sont utilisables dans le benchmarking. Ils servent \u00e0 valoriser son parc applicatif selon plusieurs axes : domaine applicatif, technologie, progiciel, \u00e2ge des applications, etc. Maintenir un r\u00e9f\u00e9rentiel associant lespoints de fonction avec d\u2019autres m\u00e9triques permet de d\u00e9terminer des ressources utiles telles que le nombre d\u2019ETP (\u00c9quivalents Temps Plein) pour les maintenances (correctives, pr\u00e9ventives, \u00e9volutives), les assistances de divers niveaux, la pr\u00e9vision statistique du nombre d\u2019anomalies\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>CMMI ainsi que le Cobit pr\u00e9conisent l\u2019emploi des points de fonction comme base de mesure.<\/p>\n\n\n\n<p>Les points de fonction servent de support \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement des sch\u00e9mas directeurs. Cette m\u00e9thode fournit un moyen pour d\u00e9terminer la valeur fonctionnelle et les co\u00fbts de d\u00e9veloppement des applications. Associ\u00e9e \u00e0 une m\u00e9thode d\u2019analyse de la valeur, elle contribue \u00e0 d\u00e9finir les priorit\u00e9s des diff\u00e9rents projets. Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, les points de fonction sont un support \u00e0 la gestion de portefeuilles de projets en fournissant une mesure de la valeur fonctionnelle des applications qui composent les portefeuilles\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les projets mieux ma\u00eetris\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les points de fonction sont un outil important dans la gestion de projet. \u00ab La comptabilit\u00e9 fonctionnelle \u00bb qui mesure les \u00e9volutions en points de fonction sert pour valoriser la d\u00e9rive fonctionnelle. R\u00e9alis\u00e9e \u00e0 chaque phase d\u2019un projet (\u00e9mergence, cadrage, sp\u00e9cifications g\u00e9n\u00e9rales, sp\u00e9cifications d\u00e9taill\u00e9es\u2026), quantifie la d\u00e9rive qui est d\u00e9tect\u00e9e et mieux ma\u00eetris\u00e9e. Cette analyse l\u00e8ve des alertes, par exemple, si le besoin n\u2019est pas mature, la d\u00e9rive fonctionnelle reste importante m\u00eame dans les phases avanc\u00e9es du projet. Cette analyse mesure cette d\u00e9rive et alerte rapidement le chef de projet.<\/p>\n\n\n\n<p>Le suivi du r\u00e9alis\u00e9 et du \u00ab reste \u00e0 faire \u00bb est mesurable par les points de fonction. Cette mesure est un outil de suivi de la progression du projet en points de fonction livr\u00e9s et non pas en simples charges. Une corr\u00e9lation des deux suivis mesure la performance des \u00e9quipes tout au long du projet. Ce suivi est un outil de diagnostique de l\u2019avancement fonctionnel qui l\u00e8ve rapidement des alertes en cas de probl\u00e8mes dans l\u2019avancement du projet.<\/p>\n\n\n\n<p>La valeur fonctionnelle d\u2019un projet permet d\u2019estimer les charges selon un cycle de vie d\u00e9fini. Cette estimation est r\u00e9alis\u00e9e soit par coefficient de performance associ\u00e9 aux technologies, aux cat\u00e9gories de projets\u2026, soit au travers de m\u00e9thodes d\u2019estimation de charges compatibles avec les points de fonctions (ex. COCOMO II).<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de projet, l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un bilan de comparaison des mesures r\u00e9elles par rapport aux pr\u00e9vues (valeur fonctionnelle PF et charges de r\u00e9alisation) sert \u00e0 l\u2019organisation \u00e0 capitaliser son exp\u00e9rience au travers de l\u2019enrichissement d\u2019un r\u00e9f\u00e9rentiel de mesures.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de ces valorisations, la m\u00e9thode des points de fonction favorise la compr\u00e9hension et le dialogue entre MOE et MOA. Simplement au travers de la liste fonctionnelle des composants&nbsp; de l\u2019application, la m\u00e9thode des points de fonction offre une vision de l\u2019application accessible \u00e0 toutes les parties prenantes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des mesures pour urbaniser le SI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019association des points de fonction \u00e0 l\u2019urbanisation SI met \u00e0 la disposition des urbanistes une m\u00e9trique. Cette m\u00e9trique permet de mesurer le poids fonctionnel des zones, des quartiers ou des \u00eelots de l\u2019urbanisation. L\u2019ad\u00e9quation avec les objectifs strat\u00e9giques m\u00e9tiers est mis en \u00e9vidence par cette mesure. Les points de fonction offre \u00e0 l\u2019urbaniste des m\u00e9triques pour valoriser chaque composant de la cartographie ainsi que l\u2019ensemble de son SI.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9thode des points de fonction offre un moyen de d\u00e9tection des fonctionnalit\u00e9s pr\u00e9sentes dans plusieurs applications. Les points de fonction associ\u00e9s \u00e0 l\u2019urbanisation mesurent le taux de redondance ou de factorisation des composants du SI. Par exemple, avec un taux de factorisation nul, la valeur d\u2019un \u00eelot correspondra \u00e0 la somme des valeurs fonctionnelles des applications qu\u2019il contient. Dans le cas contraire, la valeur de ce m\u00eame \u00celot sera plus \u00e9lev\u00e9e (factorisation des composants applicatifs du SI pour le m\u00eame p\u00e9rim\u00e8tre fonctionnel au niveau de l\u2019\u00eelot).<\/p>\n\n\n\n<p>Les points de fonction proposent un outil de mesure des r\u00e9f\u00e9rentiels partag\u00e9s. Ils servent \u00e0 mettre en \u00e9vidence les informations partag\u00e9es au sein d\u2019une organisation (Groupes de donn\u00e9es externes communs \u00e0 plusieurs applications).<\/p>\n\n\n\n<p>Ils servent de valoriser fonctionnellement les services communs r\u00e9utilisables. Par exemple au sein d\u2019une administration la valeur de l\u2019architecture applicative a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e. Cette mesure constate une augmentation de la valeur fonctionnelle d\u2019une application. Mais, elle correspond \u00e0 une diminution globale de la valeur du patrimoine du fait de la factorisation des services r\u00e9utilisables. \u00c0 service constant, la diminution de la valeur de patrimoine est b\u00e9n\u00e9fique, car elle reste corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la baisse des co\u00fbts de maintenance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelques limites et contraintes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La principale contrainte des points de fonction est li\u00e9e au processus de mesure. Ce processus s\u2019appuie en partie sur la documentation de l\u2019application. Si la documentation est fiable, la mesure est fiable. Dans le cas contraire, la valeur ajout\u00e9e et l\u2019expertise du compteur entrent en jeu. Dans des cas d\u00e9favorables, deux experts peuvent arriver \u00e0 une variation de 5 % et 10 % de la mesure. Cette impr\u00e9cision est ma\u00eetrisable, car tra\u00e7able par la nomenclature fonctionnelle, mais n\u00e9cessite de se rapprocher des utilisateurs. Pour l\u2019estimation projet, la norme ISO se limite aux aspects strictement fonctionnels. Elle ne prend pas en compte la complexit\u00e9 de r\u00e9alisation, pas plus que les moyens humains, mat\u00e9riels et technologiques. Les exigences non fonctionnelles ne sont pas prises en compte. Ces limites ont un impact fort lorsqu\u2019une estimation de l\u2019effort d\u2019un projet est r\u00e9alis\u00e9e statistiquement au travers d\u2019un r\u00e9f\u00e9rentiel de productivit\u00e9 interne ou externe. En revanche, leur impact reste limit\u00e9 dans le cas de l\u2019utilisation de la m\u00e9thode Cocomo II qui int\u00e8gre ces aspects. La m\u00e9thode des points de fonction est statistique. Plus la taille fonctionnelle mesur\u00e9e est importante plus les r\u00e9sultats sont exploitables. Enfin, compte tenu de l\u2019approche essentiellement fonctionnelle, la m\u00e9thode des points de fonction stricto sensu doit \u00eatre \u00e9tendue pour s\u2019adapter aux projets techniques, scientifiques, d\u2019ergonomie ou \u00e0 la maintenance corrective.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une panoplie d\u2019outils<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les outils li\u00e9s aux points de fonction sont de trois ordres : comptage, r\u00e9f\u00e9rencement et estimation de l\u2019effort.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains outils permettent de r\u00e9aliser un comptage rapide comme FP Outline, KISS et SPR KP Composants. L\u2019int\u00e9r\u00eat consiste \u00e0 enrichir progressivement le comptage. Les autres outils n\u00e9cessitent de d\u00e9finir la liste des composants et leurs caract\u00e9ristiques au travers de saisies multiples. Cependant, ces outils ne permettent pas la r\u00e9alisation de saisies rapides et de saisies de masse.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses organisations utilisent des outils r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de tableur tels que ceux de Microsoft ou d\u2019Open Office. Le principal d\u00e9faut de ces outils r\u00e9alis\u00e9s sur ces plateformes bureautiques r\u00e9side dans l\u2019absence de fonction de r\u00e9f\u00e9rencement. N\u00e9anmoins, ils sont totalement adaptables.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains outils tels que ceux de CAST permettent de r\u00e9aliser un comptage \u00e0 partir du code applicatif. Ainsi, AIP (Application Intelligence Platform) r\u00e9alise l\u2019analyse du code et des requ\u00eates de l\u2019IHM. Cet outil d\u00e9termine \u00e9galement les \u00e9volutions fonctionnelles et permet d\u2019obtenir rapidement l\u2019\u00e9valuation d\u2019un parc existant. Dans tous les cas, cette \u00e9valuation sera compl\u00e9t\u00e9e par un calibrage effectu\u00e9 par un expert afin de garantir la conformit\u00e9 des mesures aux normes et aux r\u00e8gles de comptage de l\u2019organisation. Ces outils automatiques ne produisent pas de nomenclature fonctionnelle, cadre de toutes les n\u00e9gociations ou d\u2019utilisation des m\u00e9thodes agiles tel que le backlog de Scrum.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9dacteurs&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>Pascal Lema\u00eetre,<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Consultant senior&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Utilise les points de fonction aupr\u00e8s des principaux clients de Semantys (Michelin,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>DGFiP, SNCF\u2026) et coresponsable de l\u2019\u00e9volution de la gamme Semantys d\u2019outils de&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>comptage et d\u2019estimation de charges.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"mailto:pascal.lemaitre@semantys.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>pascal.lemaitre@semantys.com<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lionel Perrot,<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Consultant Manager<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Utilise les points de fonction depuis plus de 10 ans et intervient aupr\u00e8s des&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>principaux clients de Semantys. Il est coresponsable, au sein du p\u00f4le gouvernance&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>de Semantys, de la mise en oeuvre des points de fonction dans les processus de&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>mesure SI. M. Lionel Perrot est membre de l\u2019ASSEMI.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"mailto:lionel.perrot@semantys.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>lionel.perrot@semantys.com<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jo\u00ebl Andr\u00e9,<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Directeur, cofondateur du cabinet&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Membre de l\u2019IFPUG et de l\u2019ASSEMI, il utilise les points de fonction depuis plus de 15&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ans et intervient aupr\u00e8s des principaux clients de Semantys. Il est responsable de&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>l\u2019offre SEMANTYS et particuli\u00e8rement de l\u2019utilisation des points de fonction.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"mailto:joel.andre@semantys.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>joel.andre@semantys.com<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>IFPUG : www.ifpug.orvg<\/p>\n\n\n\n<p>ISO : www.iso.org<\/p>\n\n\n\n<p>ASSEMI : assemi.fr<\/p>\n\n\n\n<p>SFERA \u00ae : www.dpo.it<\/p>\n\n\n\n<p>FP Outline\u2122, PQMPlus\u2122 : www.totalmetrics.com<\/p>\n\n\n\n<p>FP Workbench\u2122 : www.charismatek.com<\/p>\n\n\n\n<p>FP Outline\u2122, PQMPlus\u2122 : www.totalmetrics.com<\/p>\n\n\n\n<p>ISBSG : http:\/\/www.isbsg.org\/<\/p>\n\n\n\n<p>Knowledge Plan \u00ae : www.spr.com<\/p>\n\n\n\n<p>PQMPlus\u2122 : www.qpmg.com<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">IT_85 PF<\/h4>\n\n\n\n<p>Ci-joint le document original. Bonne lecture<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/epmc2.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/IT_85-PF.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong><mark style=\"background-color:rgb(247,229,151)\" class=\"has-inline-color has-kubio-color-1-color\">T\u00e9l\u00e9chargez fichier<\/mark><\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Principes (Extrait de l\u2019article IT-expert n\u00b085 &#8211; mai\/juin 2010) Les points de fonction sont un standard depuis la fin des ann\u00e9es 70. Au milieu des ann\u00e9es 90, une normalisation exp\u00e9rimentale est entreprise par l\u2019AFNOR. En 2003, l\u2019ISO normalise la partie mesure du standard de l\u2019IFPUG (International Function Points User Group). 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